Déjà client ? Identifiez-vous
Son Nay | Sonnailles traditionnelles pour pélerins et randonneurs, pour chasseurs et éleveurs

BELLE MORDOREE, REINE DES MARAIS, BECADA OU BECCACIA... QUEL EST CET "OISEAU ROUX", OBJET DE TANT DE PASSION?

Par Denis PASCAL le samedi 30 janvier 2010 à 11:51 - Pour les bécassiers - Lien permanent

Au sommaire :

La bécasse est de tous les gibiers à plume celui qui est, sans conteste, le plus passionnant et le plus difficile à chasser... 

Le sonnaillon de chasse en métal brasé, un accessoire indispensable...


Quelques recettes choisies pour son fumet délicieux, la volatilité de ses principes et la finesse de sa chair, elle est recherchée par les gourmets de toutes les classes...

Elle fait aussi le plaisir des artistes animaliers de talent, suggestions...


Destinées traditionnellement aux chiens d'arrêt, nos sonnailles permettent le repérage du chien de chasse lors de ses déplacements en sous bois. Le silence marque son arrêt sur l'oiseau roux, la bécasse.

Voir les sonnaillons disponibles...


La bécasse, en quelques lignes...

Scolopax rusticola par son espèce, charadniformes du genre et de la famille des scolopacidés, la bécasse est de tous les gibiers à plume celui qui est, sans conteste, le plus passionnant et le plus difficile à chasser.
Oiseau migrateur, elle passe en France, venant du nord dès l'approche de l'hiver. Au mois de mars, elle repasse, venant des pays méridionaux. Toutefois, il arrive que certaines d'entre elles nichent en France. Lors de ses migrations, la bécasse vole seule ou en tout petits groupes. On la trouve dans 87 de nos départements (sur 100) selon une étude de l’Office National de la Chasse.
Dès leur arrivée, les bécasses se cantonnent là où elles trouvent ce qui est nécessaire à leur nourriture. Généralement, elles se posent dans les fonds boisés, marécageux ou humides, le long des ruisseaux, dans les endroits bien exposés. On peut également en trouver dans les forêts dont le sous-bois possède une couche épaisse de terreau et de feuilles. Mais tout chasseur sait bien que, dans un endroit qui possède toutes les qualités requises, on ne trouve cependant la bécasse qu'à des emplacements précis, les places à bécasses. Pour que la bécasse puisse rester sur une place, il faut que certaines conditions bien déterminées de nourriture et de déplacement soient remplies. Dans un endroit ordinaire fréquenté par la « belle mordorée », on observera le sol attentivement : si l'on voit des « miroirs » (nom donné aux fientes de cet oiseau) on est à peu près sûr de trouver une bécasse. De plus, empreintes et coups de bec, visibles sur la vase, attestent de son passage.
Lorsqu'elle niche chez nous, elle recherche un endroit frais, dans des massifs forestiers et à proximité immédiate de l'eau, à condition que le lieu soit bien exposé au soleil. Elle peut nicher dans les Alpes jusqu'à 1500 m d'altitude, Le nid, établi à terre, est rudimentaire et l'on y trouve 3 ou 4 œufs. Pendant l'incubation, le mâle reste auprès de sa compagne et veille sur elle. Dès que les oeufs sont éclos, les petits se mettent à courir. Ils pèsent environ 17 grammes à la naissance. La mère les surveille durant une quarantaine de jours avant de leur accorder leur liberté. Elle transporte souvent ses petits avec son bec. D'aucuns affirment même qu'elle parvient à les tenir en vol en les coinçant entre ses deux cuisses.

Voir les sonnaillons disponibles...



La bécasse a une tête aplatie sur le dessus avec des rayures sombres transversales alors que chez la bécassine, ces rayures sont longitudinales. Ses grands yeux sont placés haut en arrière et un bec deux fois plus long que sa tête. C’est ce dernier qui donna le nom à l’oiseau, « becada » en espagnol et « bécaccia » en italien.

La couleur de son plumage (feuille morte) lui confère un mimétisme étonnant. Ses pattes sont courtes, mais très robustes.
Une petite plume pointue en forme de fer de lance est située à côté de la première rémige, elle est appelée surrémige ou pinceau, plus communément la « plume du peintre » ou épiptère. Elle permet aux peintres d’apposer des touches fines et délicates sur leurs toiles. Ces plumes conservées représentent aussi le trophée des chasseurs émérites.

La chasse à la croule

Ce terme désigne littéralement le chant ou sifflement des mâles en période nuptiale qui opèrent des vols crépusculaires à la recherche des femelles et qui se signalent ainsi.
Par extension, le mot croule désigne donc aussi l'action elle même de l'oiseau, son vol crépusculaire intentionnel et périodique avec émission d'un signal sonore. Par similitude phonétique, le cri émis pouvant se transcrire par une sorte de "crou.. crou.." assez guttural, suivi de sifflements aigus traduits phonétiquement par "psitt... psitt" (au cours de la seconde phase de croule de mai-juin). Les femelles au sol peuvent alors se signaler en effectuant de petits bonds avec battements d'ailes ou des sauts de crapaud. Le mâle descend alors brusquement vers la femelle. Il s'agit selon les spécialistes d'une première phase de croule qui se déroule en mars et avril et qui est véritablement orientée vers la reproduction.


Voir les sonnaillons disponibles...


Le sonnaillon de chasse en métal brasé, un accessoire indispensable...

Cet accessoire est indispensable pour suivre la quête de votre compagnon hors de vue la plupart du temps dans le sous-bois. Le tintementde la clochette indique la direction prise par le chien. Si le chien trotte normalement, la cadence du tintement sera régulière, mais de long silence entrecoupés de tintements brefs alerteront le chasseur sur l’éventualité d’un arrêt.

Choisissez plutôt les sonnailles ouvertes, répliques miniatures de celles des pendues au cou des vaches. Les grelots ronds et fermés risquent à tout moment de se boucher et de ne plus émettre aucun son car des débris végétaux s’insèrent parfois dans la fente taillée dans leur corps en laiton, en bloquant ainsi le battant. On peut entourer la clochette ou le battant de ruban adhésif afin d’en adoucir le timbre.

Il existe aussi le sonnaillon électronique ou bip, un système qui peut être complémentaire...

Cet émetteur sonore et électrique produit un son particulier pendant le galop du chien (« bip – bip ») et en produire un autre différent lorsque le chien arrête (« biiiiiiiiiiip »). Certains modèles ne sonnent que lorsque le chien est immobile et requièrent l’utilisation complémentaire d'un sonnaillon en métal brasé pour suivre les déplacements de ce dernier. Un sonnaillon électronique peut être perçu jusqu’à une distance de 300 mètres, en milieu ouvert. Décrié par certains qui pensent qu’il permet de tuer plus d’oiseaux, le sonnaillon électrique a d’abord pour vocation de garder un contact permanent avec son chien et de le servir dans les meilleurs conditions. Cet outil peut s’avérer indispensable pour ceux qui ont des pertes auditives consécutives à l’âge, cependant certaines fédérations départementales en interdisent l’usage.

Voir les sonnaillons disponibles...



Que d’histoire, de souvenir à raconter, de passion à partager…

M. André Roussin, ayant été élu par l’Académie française à la place vacante par la mort de M. Pierre-Henri Simon, y est venu prendre séance le jeudi 2 mai 1974, et a prononcé le discours suivant :
Pierre-Henri Simon naquit à Saint-Fort-sur-Gironde, en pays de Saintonge, bourg qu’il se rappelle « cossu » et où il vécut jusqu’à douze ans « entre les trois maisons et les trois jardins » qui appartenaient à cette époque à ses parents et à ses proches. Vie de modeste aisance, nous dit-il, dans un milieu bourgeois de médiocre importance sociale encore que la branche maternelle de sa famille fut « de tradition assez ancienne, marquée par de vieilles pierres, des meubles de bonnes époques et de vieux papiers ». Mais cette enfance ne fut pas toute heureuse. La racontant, Pierre-Henri Simon passe rapidement et sans détails : « Drames de famille, crises morales ou embarras d’argent l’ont enveloppée d’ombres. » Il ne nous dit rien de plus là-dessus et se souvient d’une enfance « naturelle, rustique, enfoncée dans les choses vivantes », où les tendances de son esprit furent infléchies « dans le sens du respect de l’être et de l’attention à ses formes ».
« A l’âge de douze ans, Pierre-Henri suivit quatre ans d’études sous la direction affectueuse d’un grand-père humaniste, vaguement pharmacien de village mais surtout féru de Virgile et d’Horace et des poètes romantiques français, récitant Hugo et Musset tout en se livrant à sa passion favorite : l’entretien de son potager, de ses pelouses ombragées de lilas et de cytises, aussi attentif à ses roses qu’à ses melons, – n’est-ce pas là le genre d’éducation dont chacun de nous a rêvé ?
D’autant que ce grand-père – précepteur-botaniste-pharmacien-jardinier était également chasseur et jugeait qu’élever son petit-fils, c’était aussi l’emmener derrière son cocker débusquer cailles et bécasses des jachères et taillis saintongeais. Pierre-Henri Simon y prendra un goût du grand air et de la chasse qui ne l’abandonnera jamais. – Des chasses du matin aux conversations du soir – Pierre-Henri couchant dans la chambre même de son grand-père – l’enfant s’instruisait de tout, sans avoir l’impression d’étudier, mais en quelque sorte par le simple jeu de questions qui trouvaient toujours leurs réponses au long du jour, sur tout sujet. Parfois les plus graves : la politique, la philosophie, car à dix ans, nous confie plus tard l’adulte qui se souvient : « J’avais déjà ce vice qui a donné à ma vie et par conséquent à mon œuvre, aussi bien ses temps faibles que ses temps forts : c’est au niveau de la conscience réflexive, des choix de l’esprit et du cœur, que l’existence me paraissait importante. »


Voir les sonnaillons disponibles...



En cuisine elle régale les gourmets…

C’est le premier des oiseaux noirs et la reine des marais. Pour son fumet délicieux, la volatilité de ses principes et la finesse de sa chair, elle est recherchée par les gourmets de toutes les classes. Ce n’est, hélas! qu’un oiseau de passage. Mais on en mange pendant plus de trois mois de l’année. Les bécasses à la broche sont, après le faisan, le rôti le plus distingué.

Extrait du Grand dictionnaire d’Alexandre DUMAS

On vénère tellement ce précieux oiseau, qu’on lui rend les mêmes honneurs qu’au grand lama; des rôties mouillées d’un bon jus de citron, reçoivent ses déjections et sont mangées avec respect par les fervents amateurs.

Eléazar Blaze, grand chasseur et en même temps grand cuisinier, donnait en ces termes son opinion sur la bécasse : «La bécasse est un excellent gibier lorsqu’elle est grasse; elle est toujours meilleure pendant les gelées; on ne la vide jamais. En pilant les bécasses dans un mortier, on fait une purée délicieuse ; si l’on met sur cette purée des ailes de perdrix piquées, on obtient le plus haut résultat de la science culinaire ».

Autrefois, quand les dieux descendaient sur la terre, ils ne se nourrissaient pas autrement. Il ne faut pas manger la bécasse trop tôt, son arôme ne serait pas assez développé, vous auriez une chair sans goût et sans saveur; apprêtée en salmis, son parfum se marie très bien avec celui des truffes. Mise en broche avec une cuirasse de lard; elle doit être surveillée par l’oeil du chasseur; une bécasse trop cuite ne vaut rien. Mais une bécasse cuite à point, placée sur sa rôtie dorée et onctueuse, est un des morceaux les plus délicats et les plus savoureux qu’un galant homme puisse manger; et lorsqu’il a la précaution de l’arroser d’excellent vin de Bourgogne, il peut se flatter d’être un excellent logicien.

«Un président du tribunal d’Avignon, avait dîné chez le préfet. En sa double qualité de gourmand distingué, de chasseur intrépide, il officiait toujours en conscience. Après avoir pris sa tasse de café pour faciliter la digestion, il en était à son troisième petit verre pour faciliter le passage du café, lorsque son amphitryon l’aborde et lui demande s’il a bien dîné...
-    Mais... oui... . Cette réponse semble accompagnée de restrictions. J’ai assez bien dîné.
-    Assez bien ne signifie pas bien.
-    Si, si, j’ai bien dîné.
-    Je vous devine Monsieur le président, vous regrettez ces deux belles bécasses qui n’ont pas été    découpées.
-    Ma foi, j’en aurais bien mangé ma part.
-    Attendez un instant on va vous les servir. Après le café?... après la liqueur?... c’est impossible.
-    Rien n’est impossible aux estomacs comme le vôtre.
Le préfet donna l’ordre, une petite table est dressée dans le cabinet voisin, on sert les deux bécasses et le bienheureux président les mange.»

On croit que les anciens n’ont pas connu la bécasse; elle est de la grosseur de la perdrix, le bec est fort long, le plumage agréablement varié, l’oeil fort large. La bécasse est répandue dans tout l’ancien continent, on la trouve aussi en Amérique. En été, elle va en Suisse, en Savoie, sur les Pyrénées et les Alpes; on en prend le matin sur la lisière des bois, son vol est soutenu, elle vole très vite, elle est stupide et ne voit, dit-on, rien qu’au crépuscule. La chair de cet oiseau aux pattes noires est excellente comme celle des oiseaux sauvages, elle n’est cependant pas du goût de tout le monde, elle ne convient ni aux mauvais estomacs, ni aux bilieux, ni aux mélancoliques, mais à ceux qui font de l’exercice. Elle est meilleure en automne. On dit que dans la bécasse tout est bon; c’est le gibier dont les chasseurs font le plus de cas, l’odeur et la saveur de cet oiseau déplaisent aux chiens auxquels on a beaucoup de peine à faire rapporter une bécasse.

Les douze recettes du grand Dictionnaire d'Alexandre DUMAS


Voir les sonnaillons disponibles...


Quelques partenaires de choix :

01 - www.becasse.com
02 - www.chassebecasse.com
03 -
www.bécassiersdefrance.net
04 - www.clubnationaldesbécassiers.net
05 - www.jeuneschasseursdefrance.fr
06 - www.chasser-au-feminin.com
07 - www.planetchasse.com
08 - www.parlons-chasse.com
09 - www.chassenature.ch  (de nos amis suisse)

Voir les sonnaillons disponibles...


Club de chiens de chasse :

01 -
www.griffonkorthals.fr
02 - www.epagneul-breton.ws
03 - www.pointerclub.fr
04 - www.setteranglais.com


Voir les sonnaillons disponibles...

Quelques artistes choisis :

01 - www.stephane-alsac.com
02 - www.veronique-davout.com

03 - www.laurencesaunois.com
04 - www.aline.michelrouxel.free.fr
05 - www.francois.lebert.free.fr
06 - www.danielhouart.com
07 - www.walterarlaud.com
08 - www.servanin-audy.com
09 - www.galerie-creation.com  (Françis BERILLE)

Voir les sonnaillons disponibles...

Quelques recettes recommandées :

01 - www.cuisine.elle.fr
02 - www.forum.aufeminin.com

03 - www.recettes-et-terroirs.com
04 - www.gamelleprod.canalblog.com
05 - www.meilleurduchef.com


Voir les sonnaillons disponibles...


Restaurants renommés :

01 - www.alabecasse.com

02 - www.labecasse.net


Vins appréciés aussi :

Château la bécasse

(Pauillac/Bordeaux)

Georges FONTENEAU

 

Les Bécasses

La Mordorée

(Côte rötie/Vallée du Rhône)

Michel CHAPOUTIER




Voir les sonnaillons disponibles...


Pour vous-même ou votre association de chasse, si vous souhaitez personnaliser vos sonnailles CLIQUER ICI


Nota
: Toute entité qui le souhaiterait peut être référencée gratuitement en lien comme site ami sur simple demande en cliquant sur (nous contacter). Merci de nous signaler toutes erreurs éventuelles et proposer vos suggestions.

Commentaires

1. Le vendredi 28 mai 2010, 02:29 par Harlan Minor

If I had a dollar for each time I came to www.son-nay.com... Superb article.

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

La discussion continue ailleurs

URL de rétrolien : http://www.son-nay.com/index.php?trackback/733